Rhône FM – Le journal violences domestiques avec Yana Valença (Podcast audio)

lien pour écouter le podcast: https://www.rhonefm.ch/player/podcasts/le-journal-violences-domestiques

résumé par écrit:

La violence domestique, j’y suis tombé dedans quand j’était petite, séquestre, emprise, viole conjugale, les étapes de 23 ans de mariage…

cliquez ici ou sur l’image pour écouter le témoignage sur Rhône FM.

Rencontre avec Yana Valença auteure de « Sourire au-delà de l’enfer »

Bonjour Yana comment allez-vous ?  

Bonjour Stéphanie, je vais  bien, merci. J’espère que vous aussi ?

Parlez-nous de votre livre. Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Si j’ai écrit ce livre, c’est d’abord pour partager mon expérience personnelle, pour aider d’autres victimes à oser demander de l’aide à leur tour. C’est aussi une approche thérapeutique, pour me permettre d’aller de l’avant et de tourner la page une fois pour toute. Ce livre est dédié : À tous les enfants privés du droit d’exister, abandonnés, et livrés aux violences du monde, à toutes les femmes maltraitées, qui se battent trop seules, en ce monde, à toutes celles qui sont mortes de n’avoir pas été ni écoutées, ni entendues. 

Parlez-nous de votre association. Quel est son but ? 

Le but de mon association est d’écouter et d’accompagner les victimes, de les diriger vers des professionnels compétents et sensibilisés à cette problématique. Nous avons une approche centrée sur les besoins de la personne ainsi que ses enfants et nous essayons d’amener un soutien personnalisé à chacun.  Chaque victime est différente et aura des attentes et besoins spécifiques. 

Ce livre est un récit de vie assez douloureux, comment on s’en sort après tout ce que vous avez vécu ?

Mon déclic et mon salut fut tout d’abord ma fille, c’est elle qui m’a donné la force et le courage de continuer. La création de l’association m’a aussi grandement permis d’avancer. Comprendre que je n’étais pas seule dans cette situation et voir tout ce que je pouvais apporter aux autres m’a donné plus confiance en moi et a donné un sens à mon expérience. J’ai appris qu’il faut toujours chercher du positif dans nos expériences personnelles, cela m’a fait grandir et m’a montré l’importance de partager la souffrance que j’avais vécue pour éviter qu’elle se reproduise chez d’autres. Avec du recul, je me rends compte que mon parcours m’a amené une énorme force de résilience. 

Parlons de la violence envers les femmes. En Suisse est-ce qu’on en fait assez pour aider pour soutenir ou pas ? 

Non, il manque à mon avis des structures et des logements d’accueil pour les victimes et leur proche. Il serait vraiment fondamental d’augmenter ce type de ressources en Valais. Je pense aussi qu’il est important de former les policiers et les intervenants judiciaires et les sensibiliser à ce problème. J’observe aussi que les enfants sont souvent peu encadrés dans ce type de situation, alors qu’ils en souffrent. 

Vous vous lancez en politique dans la ville de Sierre. Quel est l’élément déclencheur qui vous a donné l’envie de vous lancer en politique ?

J’ai envie de faire bouger voir bousculer les choses. J’ai une cause, une association à faire connaître. Une autre cause qui me tient à cœur c’est l’égalité homme-femme, je trouve important en tant que femme de participer à la vie politique, car je vois que nous sommes minoritaires dans ce domaine. J’ai trouvé un parti politique qui me correspond par rapport à ce que j’ai fait dans l’aide humanitaire et avec qui je partage mes idées.  J’ai été très bien accueillie au sein de ce parti et je les remercie de leur soutien.

Ce livre est une sorte de libération. Oser en parler. Pour éviter que ça se reproduise. Qu’est-ce qui vous a décidé à écrire ce livre ?

C’était très important pour moi de mettre des mots sur des maux. Le but étant de dire aux autres victimes qu’elles ne sont pas seules et que l’on peut s’en sortir. Ce livre est un message d’espoir.

 Quels sont les projets de votre association ?

Mon projet est de faire grandir cette association qui est un peu mon enfant. De la faire connaître et de m’entourer d’une équipe dynamique qui croient en cette cause et qui la défendent.

Que peut-on vous souhaiter aujourd’hui pour demain ?

Mon nouveau livre « sourire au-delà de l’enfer » sort le 23 mars 2022, j’espère que le message que j’essaie de faire passer, sera entendu et qu’il pourra aider beaucoup de personnes, que ce soit des professionnels ou des victimes.

Un grand merci pour cette interview Yana et bonne continuation professionnelle.

Un grand Merci à vous. 


Écrit par Stefanie Rossier

Livre Témoignage – La lumière au cœur de la misère

C’est une plongée spectaculaire dans les noirceurs de l’âme. Ecouter ou lire Yana Valença Vicente Garcia provoque toujours le même électrochoc. On avait pu lire une première version de son autobiographie il y a quelques années et des recueils de poésie mais la Sierroise n’avait pas encore réussi à tout nommer. C’est chose Ste aujourd’hui avec «Sourire au-delà de l’enfer» qui livre le

«C’est mon récit. C’était un processus douloureux.»

Compte rendu précis de sa vie au Brésil et ici. Une épreuve de force car ce fut pour elle un difficile processus émotionnel où les images ressurgissaient du passé avec violence. Mais avec, malgré les années de maltraitance, l’envie de croire au bonheur, à la justice et à la puissance de la résilience. «Jean-Marc Richard m’a dit: «Yana, c’est du lourd!», sourit-elle. Oui c’est lourd. Valença Vicente Garcia naît au Brésil en 1969, d’une mère adolescente et d’un père inconnu dans un contexte de grande pauvreté. Elle connaît la maltraitance, la torture puis la nie et l’esclavage. Une enfant non désirée, détestée par sa mère qui la roue de coups, lui lacère la peau et la jette dans la prostitution Elle a vingt ans quand elle croit avoir trouvé l’amour en Suisse mais elle déchante rapidement. La Sierroise tombe sous l’emprise d’un homme qui va la terrifier durant 25 ans, à coups d’insultes et de rabaissements psychologiques mais aussi de contraintes sexuelles. Mais Yana aura une fille, une bonne raison pour tenir le coup. Elle se met en mouvement quand elle rencontre les professionnels du groupe LAVI qui vient en aide aux femmes subissant des violences domestiques. C’est le début d’une nouvelle vie. Et puis comme exutoire, Yana se met à écrire. Des poèmes aussi, qui sont autant de respirations vers le beau. La Sierroise fonde encore «L’Espoir de Yana» une association pour venir en aide aux personnes confrontées aux violences domestiques. Yana Valença s’engage à fond, toujours en alerte, comme un animal blessé. Elle sait qu’elle peut agacer par sa franchise, ce besoin de remuer ciel et terre et de témoigner. «Vous savez, être une femme ce n’est pas simple mais être une femme de couleur encore moins», confie-t-elle, courageuse. Le livre est dédié à toutes les personnes en souffrance qui ont besoin d’écoute: «Je sais que mon livre dérange, parce qu’il est au, il est tel que j’ai vécu les événements. Je sais que je dérange parce que je suis une femme de couleur et que le racisme existe, je dérange parce que je suis critique envers le système qui manque d’empathie mais c’est mon combat». Le livre a été écrit à l’oral et transcrit par la plume d’Anne Martin pour conserver toute la personnalité de son autrice. On est forcément sidéré. Un récit coup de poing qui montre, une fois de plus, que la réalité va bien au-delà de la fiction.
Article rédigé par: ISABELLE BAGNOUD LORETAN

Disponible sur http://www.edcarte.ch, librairie Payot, Sierre, Sion et Lausanne et La Liseuse, Sion.

RENDEZ-VOUS

Dédicace Yana Valença dédicacera son récit vendredi 8 avril de 17h à 18h30

Lecture musicale Mardi 19 avril à 17h30, rencontre avec Yana Valença à la Bibliothèque-médiathèque de Sierre (BMS) avec des extraits lus par Anne Martin et accompagnés par Yannick Schmidli à l’alto.
Verre de l’amitié à l’issue de la rencontre.

La gazette de Martigny – 25 Mars 2022

Sourire au-delà de l’enfer
Une autobiographie comme un coup de poing en pleine poitrine, qui peut jeter à terre ou faire bondir mais qui ne laisse personne indifférent.
L’auteure, Yana Valença Vicente Garcia, résume son livre, un récit de vie intitulé «Sourire au-delà de l’enfer» ainsi: «C’est un message d’espoir pour les victimes de violence domestique pour qui dans cet enfer tout semble perdu. En publiant ce témoignage, je souhaite leur prêter secours en les encourageant à sortir du silence et à demander de l’aide. Les bourreaux peuvent aller jusqu’à tuer leurs victimes ou les faire souffrir au point de les pousser au suicide. J’aimerais redonner confiance aux victimes, les encourager à trouver confiance en elles et à sortir de la culpabilité pour avancer, car tout espoir n’est pas perdu!»
L’auteure en résumé Yana Valença Vicente Garcia naît au Brésil en 1969, d’une mère adolescente et d’un père inconnu, dans un contexte de grande pauvreté. Dès la petite enfance, sa vie est marquée au fer rouge: elle connaît la maltraitance, la rue, puis l’esclavage. À l’aube de sa vingtième année, la promesse d’un mariage la conduit en Suisse. Elle croit pouvoir enfin connaître le bonheur. Mais l’Eden espéré va très vite s’avérer être un enfer…

Chaque fois que la roue de la Fortune semble tourner en sa faveur, le numéro qui en sort est perdant. Mais Yana saura traverser le feu et renaître, tel un Phœnix. Et l’écriture devient rapidement un exutoire, un apaisement, puis une nécessité de transmettre. Elle a également fondé et préside une association de soutien aux victimes de violences domestiques, L’Espoir de Yana.

RENCONTRE AVEC : Yana Valença MARDI 19 AVRIL À 17H30

Pour le vernissage de son livre « Sourire au-delà de l’enfer »
Entrée libre

Yana Valença naît au Brésil en 1969, d’une mère adolescente et d’un père inconnu, dans un contexte de grande pauvreté. Dès la petite enfance, sa vie est marquée au fer rouge : elle connaît la maltraitance, la rue puis l’esclavage. A l’aube de sa vingtième année, la promesse d’un mariage la conduit en Suisse. Elle croit trouver enfin le bonheur mais l’Eden espéré va très vite s’avérer un enfer….

« Mon récit de vie est un message d’espoir pour les victimes de violence domestique pour qui, dans cet enfer, tout semble perdu. En publiant ce témoignage, je souhaite les encourager à sortir du silence et de la culpabilité, leur redonner courage car tout espoir n’est pas perdu ».
Lecture & Musique: Anne C. Martin, voix & Yannick Schmidli, violon alto
Verre de l’amitié offert à l’issue de la rencontre Bibliothèque
Médiathèque Sierre (BMS) – http://www.bmsierre.ch

Grève des femmes le 14 juin 2019

Les victimes de violence domestique n’ont pas été entendues. Enfin, cette fois, nous sortons dans la rue pour nous exprimer.
Denis Balibouse: «Avant la grève de vendredi, j’ai réalisé 9 portraits de femmes (Anne-Flore Marxer, Vanessa Renfer, Lynn Bertholet, Adele Thorens, Corinne Thalmann, Celine Renaud, Yana Valença, Emilienne Hutin Zumbach et Viviane Boson) 9 individualités qui représentent une petite partie des revendications et discrimination. Merci à elles pour leur témoignage et le temps consacré.»
Vers l’article original en anglais

Yana Valenca, 50 ans, victime de violence domestique et présidente de l’association «L’Espoir de Yana»:
«Dans ma vie, j’ai subi toutes sortes de dénigrations et d’humiliations, en particulier de la part de mon ex-mari pour qui une femme n’est rien, elle n’est là que pour les tâches ménagères et le sexe.»
Vers l’article original en anglais

La générosité du coeur de Sandra Garrido Campos envers Yana Valença

«Dans une émission de Mise au Point (RTS) consacrée à la violence conjugale, j’ai entendu avec émotion Yana Valença, témoigner des diverses maltraitances subies par son mari durant des années. Parmi les mots prononcés une phrase m’a particulièrement impactée me donnant envie de proposer à cette femme de poser en portant à nouveau des créoles avec fierté, comme pour symboliser de la force d’avoir pu dire “stop” et de la légitimité de son combat pour retrouver l’estime de soi. Elle disait comment elle n’avait plus porté de créoles depuis des années, bijou qu’elle aimait pourtant tant, parce que son bourreau lui disait systématiquement que son cerveau était plus petit que ses créoles.»

Sandra Garrido Campos
sandra@sandragarrido.ch
http://www.sandragarrido.ch

Un grand merci du fond du coeur à Sandra pour son magnifique travail et pour sa sensibilité et son empathie !

Semaine de la femme du 5 au 10 mars à la Vidondé à Riddes


En savoir plus

Du 5 au 10 mars « SEMAINE DE LA FEMME » à la Vidondée à Riddes organisée cette année par Yana Valença et son association « L’Espoir de Yana » qui soutient les victimes de maltraitances domestiques.

AU PROGRAMME 👍☀

Expositions visibles tous les jours dès 14h

Mardi 05.03. à 18h VERNISSAGE DES EXPOSITIONS

– des tableaux d’Augusto et Sandra Gianesini
– des photographies d’Anniviers d’Adriana Tenda Claude
– des montres créées par Patricia Todeschini
– des poèmes de Yana Valença

Mercredi 06.03

16h CONTES pour « enfants », Christine Métrailler, spectacle « Super nanas » (entrée 10 CHF)
19h CONFÉRENCE de Sonia Grimm, auteur du livre
« Insoumise – Autopsie d’un amour destructeur »
(entrée 10 CHF)

Jeudi 07.03

15h-17h BALADE ET ÉCRITURES « A dos de plume » avec Simone Salamin et Marie-Thé Rion (entrée 25 CHF)
19h CONCERT des jeunes talents valaisans: Roberta Michela, Rocco Michela et Benjamin Seppey – pianistes – présentés par Barbara Borse (entrée 15 CHF)

Vendredi 08-03 JOURNÉE DE LA FEMME

18h CONCERT surprise autour de Michel Berger
20h DANSE performance avec Sophie Zufferey
21h CONCERT de Johanna Rittiner-Sermier et poèmes de Yana Valença en chansons
(soirée : 40 CHF, par spectacle: 15 CHF)

Samedi 09.03

12-17h ATELIERS qui font du bien « Femmes, femmes, femmes »avec Christelle Besse et d’autres spécialistes
(inscriptions 079 274 11 93 ou info@christelle-besse,ch)


19h REPAS DE SOUTIEN et CONTES de Anne Claire Martin
« Des roses sur les routes du monde…contes autour des femmes en marche » (60.- CHF)
Inscriptions pour le souper chez Gérard-Philippe Crettaz (079 213 22 66)

Dimanche 10-03

12-14h INITIATION à la DÉGUSTATION avec Christelle Besse
Inscriptions 079 274 11 93 ou info@christelle-besse.ch
(entrée 60.- CHF)
17h30 CONCERT pour la PAIX de Stéphane Stas
(entrée: 20.- CHF)

Les bénéfices de la semaine iront à l’association L’espoir de Yana.

Graphisme de l’affiche Joël Cerrutti